LOUVAIN 17 et 18 OCTOBRE 2020   

Le Bassin, diorama industrie sidérurgique

| Le Bassin, diorama industrie sidérurgique |

Lors de nos randonnées d'exploration de ce qui reste de l'industrie sidérurgique dans les environs de Liège, trois amis Néerlandais furent tentés d'en réaliser au moins une partie en miniature. Cela leur démangeait les doigts, donc un premier projet fut assez vite mis en marche, il faisait une dizaine de mètres de long! Il comprenait les  ateliers centraux d' Ougrée, une partie des ateliers Cockerill de Seraing dont des restes des hauts fourneaux, et pour finir la rue Marnix, coincée entre les voies SNCB et les voies d'usine de Cockerill.

Heureusement que l'on n'était qu'à la phase projet, quand un des copains se rendit compte que ça deviendrait un boulot diabolique et qu'il s'esquiva, se limitant au support moral et le transport occasionnel de reconnaissance. Et de s'exclamer partout que cela allait durer beaucoup trop longtemps!

Les deux autres amis (Wieger Pasman en Floris Dilz) continuèrent sans vergogne et même que, si après deux années de travail ininterrompu il n'y a toujours rien qui selon eux ressemble à un réseau ferroviaire miniature, ils ont décidé de participer à l'expo. Ne fut-ce que pour montrer ce qu'ils ont déjà pu réaliser. Attendez-vous donc plutôt à une collection de bâtiments, de détails et de charroi qui donne une impression assez réussie de l'atmosphère du Seraing de 1988. Sur les anciens terrains de Cockerill Seraing, on travaille toujours dans la forge et dans les ateliers de construction, mais le feu du dernier haut fourneau a entretemps été éteint depuis plus de dix ans. Beaucoup d'anciens hangars et halles sont abandonnés et ils ont l'air tout tristounet. Sur le terrain jadis ronronnant d'activité il y a maintenant des grandes plages vides, deux hauts fourneaux sont déjà démolis et les deux autres s'y trouvent encore, mais déjà incomplets eux aussi. Dans les ruelles tristes et grises, littéralement à l'ombre de l'industrie on peut voir très clairement la déchéance de l'industrie sidérurgique; après chaque vague de licenciements les années d'or de Cockerill s'éloignent un peu plus.

Et pourtant, régulièrement une petite loco d'usine jaune sort le nez d'entre les maisonnettes pour traverser la rue en direction d'un autre département de l'usine.

Tout n'est pas fini...

Photos: Floris Dilz